Success Stories

Toutes les success story et les clés du succès.

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Interview de Christophe Juarez, Président du Directoire de H. Mounier

Christophe Juarez est Président du Directoire de la société productrice de Cognac H. Mounier.

christophe-juarez-success-storiesNous avons eu l’occasion de rencontrer Christophe Juarez lors de l’un de ses déplacements à Paris. Christophe Juarez est un expert des marques de luxe et des vins et spiritueux qui a façonné sa brillante carrière au sein de maisons telles que Cartier, Chanel, L’Oréal ou Laroche avant de prendre la tête de H. Mounier, la célèbre maison de Cognac. Il fait partager à la rédaction de Success Stories son parcours et les secrets de sa réussite. A lire attentivement.

SS : Christophe Juarez, avant d’intégrer le secteur viticole, vous avez évolué plus de 15 ans dans celui du luxe, pouvez-vous nous décrire votre parcours ?

Christophe Juarez : Après une maîtrise en sciences de gestion en 1981, je me suis forgé aux études marketing qualitatives des biens de grandes consommations ainsi que de la grande distribution après de Georges Chetochine, l’un des gourous français du marketing. Après 3 années à analyser la perception des produits et le comportement d’achat des consommateurs et prescripteurs, j’ai perçu tout l’intérêt de participer à l’éveil commercial des couturiers français au travers de stratégies de diversification, et ai participé à l’élaboration de la division Horlogerie du Groupe Chanel jusqu’en 1986. Après cette première expérience dans l’univers du Luxe, j’ai rejoint la division Parfums Cosmétiques et piloté le marketing international du pôle Fragrances avec notamment le lancement mondial des lignes EGOISTE et ALLURE et la gestion du leader de la catégorie : le « N°5 de Chanel »

J’ai ensuite été expatrié 2 ans pour acquérir l’expérience du maquillage à la Direction Générale de Bourjois Espagne, et ce avant d’intégrer L’Oréal Produits de Luxe. J’étais alors Directeur International de la Division Prestige et Collections Intl, avec la prise en charge de la stratégie et l’exécution du lancement « exclusif » de la nouvelle ligne de maquillage Giorgio Armani en Europe et en Asie, ainsi que le pilotage du Marketing Opérationnel de nombreuses licences de parfum du Groupe.

En 2001, j’ai été nommé Directeur de la Division Parfums du joaillier Cartier pour gérer la restructuration de l’ensemble des équipes commerciales et des moyens logistiques de la Zone Europe, l’implantation d’une nouvelle équipe commerciale sur la zone Moyen-Orient et la mise en place de projets de Développement Produits.

> Voir l’intégralité du parcours de Christophe Juarez

SS : Vous avez ensuite rejoint le secteur viticole chez Laroche SA puis chez H. Mounier, quels ont été vos missions ?

Christophe Juarez : J’ai intégré Laroche SA (Domaines et négoce viticole) en 2003 avec de nombreux challenges nouveaux pour un secteur très fragmenté et atomisé. Le premier consistait à accompagner le retournement stratégique de l’entreprise vers un positionnement qui réunisse toutes les productions du Groupe sous une seule et même“marque”, une démarche fréquente dans le monde entier mais d’avant-garde en France. Il a fallu détricoter le millefeuilles des appellations d’origine pour offrir une gamme cohérente signée par un unique vigneron, Michel Laroche, et ce quelquesoit le lieu de récolte.

Ensuite, avec des équipes d’oenologues de Laroche, nous avons pu concevoir et offrir à nos clients de nouvelles gammes de vins plus complètes, intégrant toute sorte de cépage cultivé sous les meilleures latitudes, impliquant des diversifications d’activités de production en Amérique et en Afrique du Sud, pour favoriser la demande des marchés internationaux..

Chez H. Mounier, que j’ai le plaisir d’animer depuis 2011, nous nous sommes principalement attelés à la construction d’une stratégie orientée vers une approche de “maisons de Cognac” qui reflète l’âme de nos produits et un savoir-faire d’exception.

Par ailleurs, nous avons souhaité refonder une politique commerciale internationale consolidant un leadership en France et en diversifiant les marchés Export (Travel Retail, Asie, Russie, pays de l’Est…)

SS : Comme nous pouvons le constater, vous avez souvent favoriser l’export et la production de vins sur les marchés internationaux. Quelle différence y a t-il entre un vin du “nouveau monde” et un vin européen ?

Christophe Juarez : Produire à l’étranger est déjà beaucoup moins contraignant. Vous avez une très grande liberté dans le choix de vos plantations, de choisir les cépages les plus adaptés à la cilimatologie et aux conditions ampélologiques. d’irriguer pour maîtriser la maturité de la matière première. Le coût de la main d’oeuvre est plus avantageux et les métiers clairement séparés entre les viticulteurs concentrés sur le gestion de la vigne et la livraison d’un fruit en un état optimal et les œnologues chargés de vinifier et d’élever le vin. La recherche d’un goût reconnaissable et typique favorise la satisfaction des clients et l’étiquettage se veut informatif et pas normatif comme l’est notre écosystème d’appellations complexes.

Mais la principale différence avec l’Europe, c’est avant tout la taille des opérateurs. Par exemple, il y a proportionnellement mil fois moins de sites de vinification au Chili que dans l’hxagone et les noms des plus grands producteurs sont connus dans le monde entier, sauf en France.

SS : Christophe Juarez, en tant que spécialiste de ce secteur, vous avez décidé d’écrire un livre en 2011, France ton vin est dans le rouge, de quoi parle ce livre ?

Christophe Juarez : Comme je l’évoquais plus tôt, de la mondialisation qui s’infiltre dans nos vignobles et du changement qu’a induit cette concurrence, en faisant disparaître à petit feu nos vins des marchés internationaux.

En définitif, c’est près d’un quart des bouteilles françaises qui n’arrivent plus à se vendre à l’étranger. Notre domination historique est mise à mal par des pays tout proches de nous maîtrisant les marchés d’exportation, comme l’Italie ou l’Espagne. Le secteur viticole français accuse le coup et, finalement, ce sont des dizaines de milliers d’hectares de vignes qui sont arrachés dans nos campagnes, sans que le grand public en soit réellement averti.

Et pourtant, les opportunités à saisir sur ces nouveaux marchés d’export n’ont jamais été aussi favorables à l’expansion de ce produit. Le formidable attrait des jeunes générations pour ce nectar à forte valeur culturelle et l’ouverture de pays n’ayant aucune tradition locale du vin ménagent des espaces de croissance inespérés.

J’ai souhaité proposer une lecture de ces difficultés à la lumière d’un double regard de décideur et de spécialiste de l’international, en me fondant sur une vision à 360° de l’ensemble de la filière. A la fois sur les mutations rapides du paysage viticole mondial et sur les rigidités issues d’un long cheminement de nos organisations.

> Voir le livre de Christophe Juarez

SS : Vous y décrivez plusieurs conseils applicables, appelés 12 travaux de Bacchus, pour rénover le secteur du vin. Pouvez-vous nous en citer quelques-uns ?

Christophe Juarez : Oui effectivement, plusieurs solutions concrètes peuvent être mises en pratiques.

D’abord, à l’image du reste du secteur agroalimentaire, le vin doit passer du stade artisanal au stade industrialisé, tout en respectant bien entendu son histoire et ses valeurs. Nous devons tendre à une professionnalisation plus accrue de ce secteur manquant d’homogénéité de de lisibilité pour le consommateur.

Il faut refonder le système des Appellations et simplifier la segmentation par grandes régions. Qui connait avec exactitude la localisation des vins du Sud ouest ? Prospectons en meute plutôt qu’individuellement à l’image des Australiens ou des Américains qui élaborent des approches régionales faciles à mémoriser, des produits de plus en plus qualitatifs avec des standards homogènes et compréhensibles.

C’est aussi avec plus de que créativité dans l’élaboration et le merchandising du produit, que l’on pourra prendre le pas sur une réglementation française trop indifférente à l’utilité du marketing et à l’aide au choix du consommateur. Passer du diktat de l’offre à un marketing de la demande.


Le secret de la réussite : Le sommeil

Je voudrais partager avec vous une excellente vidéo d’Arianna Huffington lors d’une conférence TED.

Arianna Huffington nous explique que le plus grand secret de la réussite est de dormir. En effet, avoir plus de sommeil c’est être en meilleure forme, être plus concentré pour éviter les incidents. Il y a une mode chez les hommes d’affaire qui est d’être toujours occupé et productif. Or cela va à l’encontre de la productivité. Si tout le monde dormais d’avantage, tout le monde se porterait mieux.

La vidéo du secret de la réussite :


Interview d’Alexandre Medvedowsky, compétitivité et intelligence économique

Alexandre MedvedowskyCi-dessous l’interview d’Alexandre Medvedowsky, président du directoire d’ESL & Network et impliqué dans la vie politique.

SS : Bonjour Alexandre Medvedowsky, vous avez un profil très riche aussi bien dans le secteur privé que dans le secteur public, pouvez-vous nous en dire plus sur votre parcours ?

Alexandre Medvedowsky : J’ai commencé par des études d’économie à l’Université d’Aix-Marseille avant d’intégrer Sciences Po Paris en 1978. J’ai poursuivi par un DEA de macro-économie à la Sorbonne avant de finir par l’ENA en 1986.

J’ai débuté ma carrière comme Auditeur au Conseil d’Etat en 1986, avant d’être nommé Maître des requêtes en 1989 puis Conseiller d’Etat en 2001. J’ai pu alors intégrer le cabinet d’intelligence économique ESL&Network en 2001 avant d’être nommé Président de la filiale française ESL&Network France en 2005. Je viens de prendre la Présidence du Groupe dans sa totalité depuis le 2 janvier.

Par ailleurs, je suis engagé en politique depuis 1978. Ainsi, j’ai été adjoint au maire d’Aix en Provence, de 1989 à 2001 et de 1990 à 1993, Conseiller Technique auprès de la Présidence de l’Assemblée Nationale et conseiller régional de Provence Alpes Côte d’Azur entre 1992 et 1998. Depuis 1998, je suis élu du Canton de Peyrolles et siège donc au Conseiller Général des Bouches du Rhône. Dans le cadre de ce mandat je suis également Président du Technopôle de l’Environnement Arbois-Méditerranée,entité publique dédiée au développement durable.

(Parcours d’Alexandre Medvedowsky)

SS : Comme vous venez de l’évoquer, vous présidez un cabinet à succès, à l’échelle européenne ESL&Network, pouvez-vous nous présenter cette société ?

Alexandre Medvedowsky : Le Groupe ESL&Network a été créé il y 22 ans pour aider les décideurs publics et privés à mieux maîtriser leur environnement stratégique et à prendre de bonnes décisions sous contrainte. Nous sommes les pionniers en France de l’intelligence économique et nous pratiquons ce métier de manière efficace grâce à la présence de filiales à Paris , Bruxelles et dans certaines capitales européennes et par un réseau de partenaires dans le monde entier.  Nous avons une solide  expertise des réseaux politiques et institutionnels. Nous avons développé une maîtrise particulière de  la stratégie  amont du processus de décision. Le but est vraiment de rendre infime ou inexistante la part d’incertitude dans le questionnement stratégique de  notre client  principalement sur des problématiques liées à la concurrence et aux marchés.

Nos clients sont avant tout des groupes du CAC 40 ou des filiales françaises de grandes holdings internationales, des collectivités publiques et des acteurs institutionnels. Nous visons également les grandes PME.

SS : Depuis les 22 propositions du rapport Gallois, on ne cesse de parler de compétitivité, vous vous parlez régulièrement d’intelligence économique, comment lier vous ces deux problématiques ?

Alexandre Medvedowsky : Je dirais que l’un ne va pas sans l’autre. L’intelligence économique sert la compétitivité car elle a la vertu de déceler les bonnes stratégies au préalable. Aucun acteur, qu’il soit public ou privé, ne peut se passer de méthode de collecte et de traitement d’information pour avoir une perception claire et pertinente de son environnement.  Comment gagner de grands appels d’offres internationaux pour la construction de grandes infrastructures ou centrales nucléaires si l’on n’a pas les informations pertinentes sur ce que font les concurrents ou les méthodes de sélection des offres. ? .

La maîtrise de l’information, la connaissance précise de son environnement sont des éléments essentiels à la compétitivité des entreprises.

(Métier d’Alexandre Medvedowsky)

SS : En tant que conseiller d’Etat honoraire, que pensez-vous de la démarche d’intelligence économique du gouvernement ?

Alexandre Medvedowsky : L’Etat, doit, de même que les entreprises , disposer des outils lui permettant de savoir, d’anticiper, de préparer ses décisions et de se défendre dans le terrain de jeu mondialisé. Chaque ministère peut avoir des éléments de réponse mais ce n’est que par une approche interministérielle, participative et intégrée que l’Etat peut devenir un Etat stratège, capable par exemple de peser sur l’élaboration des normes internationales, ou de faire des choix industriels et financiers conformes à ses intérêts stratégiques.

On est malheureusement très loin du compte aujourd’hui.

Le manque de structures et de volonté politique pénalisent aujourd’hui l’Etat français. Les échanges entre le secteur public et secteur privé demeurent trop aléatoires. La France manque d’anticipation face aux défis futurs et actuels que représentent la désindustrialisation, les transferts de technologie, le numérique,  la régulation, la politique énergétique. Sans stratégie amont claire et opérationnelle, l’Etat a perdu les clés  de son avenir.

SS : Quelle recommandation faites-vous au gouvernement pour faire évoluer cette situation ?

Alexandre Medvedowsky : Le problème actuel, c’est que l’analyse provient pour l’instant du secteur privé, or la vision étatique à cette échelle semble très timide en comparaison. Les grandes entreprises sont munies de puissantes capacités analytiques et ont fini par occuper une très grande partie du terrain de l’intelligence économique. Par exemple, la vision stratégique de la France en matière de politique énergétique est davantage impulsée par les acteurs privés comme Total, EDF et Areva que par l’Etat.

Or, si l’expertise du secteur privé est incontournable, elle doit venir compléter celle de l’Etat et non pas s’y substituer. Or  l’Etat,seul, est  le garant de l’intérêt général. Lui seul peut mettre en place ’une stratégie à long terme réconciliant les logiques particulières avec  la profit  compétitivité de nos pôles industriels.

Des pays tels que les Etats-Unis, ont créé des mécanismes de collaboration, public-privé destinés à recouper et protéger les informations à risque. Ils n’hésitent pas non plus, dans les limites des possibilités établies par la législation, à protéger leurs intérêts économiques comme on l’observe dans les domaines de la certification, de la notation ou de la régulation. Ils nous montrent la voie à suivre

Concrètement, si la France veut compter demain à l’échelle de l’économie mondiale, elle doit pouvoir compter sur un Etat fort et stratège, doté par exemple d’un Haut Conseil d’intelligence stratégique rattaché au Premier Ministre.


Interview de Gérald Marie

Geral MarieJe suis heureux de vous faire partager cette interview de Gérald Marie, Chairman de la nouvelle agence de mannequins qui monte à Paris, Oui Management. Gérald Marie a passé l’ensemble de sa carrière dans le monde du mannequinat et a notamment développé le fameux concours de mannequin Elite Model Look.

Success stories : Gérald Marie, vous avez passé l’ensemble de votre carrière dans le secteur de la mode et du mannequinat. Racontez-nous un peu votre parcours.


Gérald Marie : J’ai appris le métier d’agent de mannequin dès le début de ma carrière, à New York dans les années 70. Rentré en France, j’ai longtemps dirigé l’agence Paris Planning jusqu’à sa fusion avec le groupe Elite en 1986. C’est chez Elite que j’ai passé la plus grande partie de ma carrière. Je me suis très tôt occupé du développement international de l’agence, à travers mes fonctions de directeur Europe mais aussi et surtout à travers la création et le développement du concours Elite Model Look. Ce concours est rapidement devenu une référence mondiale qui a permis de détecter les plus grands talents de l’histoire du mannequinat.

Success stories : En 2012, vous avez rejoint une nouvelle agence, Oui Management. Pourquoi ?

Gérald Marie : Oui, j’ai rejoint mon ami Steve Dellar en 2012 pour participer à l’aventure de cette nouvelle agence ! Aujourd’hui le marché a évolué. Au fil des ans, Elite a dû faire face à la concurrence tout en renforçant sa position de géant sur le secteur. Après un certain nombre d’années à cette position, il était temps  que je m’éloigne du groupe pour rejoindre une agence plus en adéquation avec le marché actuel ; c’est-à-dire une agence jeune et dynamique.

Success stories : Quelles sont les spécificités de cette agence ?

Gérald Marie : L’équipe est constituée des personnes confirmées venues d’autres grandes agences, ce qui nous permet d’avancer rapidement et de répondre parfaitement à la demande de nos clients. Le fait d’être à taille humaine, nous permet également de mettre en place une relation privilégiée avec chacun de nos models.Après un an d’activité Oui Management est devenue une agence forte, qui représente déjà de grands noms et qui ne cesse de croître.

Success stories : Qu’est-ce qui vous passionne dans ce métier ?

Gérald Marie : Trouver la personne qui représentera la beauté de demain. C’est un challenge incessant, qui évolue en même temps que tout l’univers de la mode bien sûr mais aussi au gré des évolutions de la société. D’une collection a une autre, un couturier souhaitera voir ses tenues mises en valeur par un type de fille plutôt qu’un autre et cela change constamment. Il y a également une vraie dimension culturelle : trouver une star du mannequinat pour le marché nord-américain, européen ou asiatique est extrêmement différent. J’aime enfin l’aspect humain du métier. Etre mannequin est un métier difficile, proche de celui d’un sportif de haut-niveau et le rôle d’un agent est très important pour aider les jeunes femmes à trouver leur équilibre, une condition indispensable pour mener une carrière brillante.

Success stories : Vous avez géré le concours Elite Model Look, devenu une référence internationale, pendant de très nombreuses années. Comment est venue l’idée de ce concours ?

Gérald Marie : Ce concours a été créé au début des années 80, lorsque le groupe Elite était en plein développement. A cette époque, notre principal concurrent était l’agence Ford qui venait tout juste de lancer son propre casting. Il était donc logique que nous lancions nous aussi notre concours. Notre différence fut principalement de rendre ce concours international et de découvrir grâce à lui les Top Models de l’époque (Cindy Crawford, Stéphanie Seymour, Gisèle Bundchen…).

Success stories : Quelles sont les années du concours qui vous ont le plus marqué ? Pourquoi ?

Gérald Marie : Chaque année est spécifique. Lorsque vous travaillez pendant un an sur un évènement tel que le concours Elite Model Look, cela implique énormément de travail (réunions, déplacements, négociations…), pour finalement retrouver 50 jeunes filles venues des quatre coins du monde, dans le but d’intégrer l’agence. Le plus marquant dans tout cela ? La joie et la fierté de ces futurs Top Models ainsi que de leurs parents. Elles ont la chance de défiler devant un jury de professionnels de la mode et de bénéficier des conseils avisés de nos équipes, pour tenter de réaliser leur rêve.

Success stories : Gérald Marie, quelles sont, selon vous, les caractéristiques d’un bon agent ?

Gérald Marie : Le terme booker est celui donné dans le milieu de la mode. Il est plus simple de parler d’agent de mannequin pour définir notre métier. C’est un métier très large qui englobe une multitude de fonctions !En premier lieu, il s’agit de tout ce qui tourne autour du développement de carrière, le rôle d’un agent en quelque sorte ; un contrat de cosmétiques par exemple, que l’on gère du début à la fin pour chaque jeune femme. Intervient aussi tout le côté emploi du temps, calage de rendez-vous pour des essayages, des castings, des défilés… Le rôle d’un agent est donc d’organiser et d’optimiser la journée des mannequins mais aussi de les briefer sur les personnes qu’elles vont rencontrer, leur conseiller une tenue, talons hauts ou plats, etc.  Ensuite, il y a tout le côté gestion de la personne. Il faut prendre en considération le fait que nous nous occupons de filles souvent très jeunes au début de leur carrière, qui se retrouvent parfois loin de chez elles et de leur famille. Ainsi, nous les encadrons de A à Z.


Interview de Joel Guerriau

Joel Guerriau

Joel Guerriau

SS : Bonjour Joël Guerriau, vous êtes Sénateur de Loire-Atlantique et Maire de Saint-Sébastien sur Loire, mais avant de revenir sur votre engagement politique, pouvez-vous nous parler de votre parcours professionnel ?

Joel Guerriau : Après un doctorat en Économie,  j’ai commencé comme ingénieur informatique, chef de projet puis Sous-Directeur de la Monétique du Crédit du Nord. J’ai ensuite intégré la Confédération Nationale du Crédit Mutuel comme sous-Directeur du Développement.

En 1992, j’ai occupé le poste de Directeur du Développement, membre du comité de direction générale des fédérations du Crédit Mutuel de Nantes et Angers, puis celui de Directeur du Réseau du Groupe de Nantes de 1992 à 1996. A partir de 1996, j’ai mis en place une direction Relations Clientèles pour la même banque. En 2005, toujours dans le secteur financier, j’ai rejoint la Fédération Nationale des Caisses d’Epargne en tant que Directeur Général.

SS : Donc un brillant parcours dans le secteur financier. Mais ce qui est également intéressant chez vous c’est votre engagement politique.

Joel Guerriau : Oui, je suis engagé depuis une vingtaine d’années au service du collectif. Je trouve cela primordial, en tant que dirigeant, de mettre son expérience à disposition des collectivités, à la fois pour défendre et exprimer ses convictions mais aussi pour apporter une vision plus large, ambitieuse pour sa commune et son département. Par ailleurs, avoir ces connaissances de l’économie et des problématiques financières actuelles, est un atout pour guider les collectivités vers la pérennité et la croissance.

Pouvez-vous nous en dire plus sur vos différents rôles en politique ?

Joel Guerriau : J’ai débuté cette double vie politique en 1995, comme Maire de Saint-Sébastien-sur-Loire (44). J’occupe toujours cette responsabilité grâce à la confiance des habitants et m’attelle quotidiennement à être pro-actif pour la ville. Par la suite, j’ai été élu Conseiller Général de 1996 à 2011, période durant laquelle j’ai eu pour missions le développement économique et les relations internationales. Là encore l’expérience professionnelle, dans le secteur privé, est un véritable atout pour développer des solutions innovantes. Avoir en quelque sorte une “double casquette” permet d’être véritablement complémentaire et à l’écoute des différents acteurs. Actuellement je suis aussi Vice-Président de la Communauté Urbaine de Nantes Métropole depuis la création de cette instance, et sénateur de Loire Atlantique depuis septembre 2011.

SS : Vous êtes depuis longtemps, un homme du “centre”, pourquoi avoir choisi cette dynamique centriste ?

Joel Guerriau : J’ai un fort attachement pour les valeurs du centre. La richesse des idées, les valeurs humanistes et les propositions législatives novatrices portées par les formations du centre ont, pour moi, toujours constitué une contribution essentielle pour l’évolution de la société française tout au long de la Ve République.

Par ailleurs, j’ai souhaité m’engager également pour « l’équilibre et l’action » en tant que Co-fondateur au niveau national de l’UDI (Union des démocrates et indépendants).

SS : Vous n’êtes pas le seul à avoir développé cette mixité public-privé dans votre parcours, qu’est ce qui caractérise les dirigeants en politique ?

Joel Guerriau : Je dirais une certaine forme d’indépendance et d’autonomie. Les deux sphères peuvent très bien être distinctes, mais l’expérience conjointe de ces 2 milieux apporte un vrai recul sur la prise de décision et sur l’expression des orientations stratégiques. Définir de grands axes stratégiques, pour une entreprise ou pour une collectivité, comporte des similitudes : l’expérience de l’un sert l’autre, la complémentarité des champs d’actions est également importante. Que se soit au niveau du réseau, comme au niveau de la compréhension des enjeux économiques et sociaux, avoir cette diversité d’expérience et d’idées est, selon moi, indispensable pour arriver à des résolutions profitables à l’ensemble des acteurs : riverains, commerçants, responsables politiques, investisseurs, collectivités territoriales, etc.

Vous pouvez retrouver l’ensemble de ses actions politique sur :

Son site officiel : http://www.joelguerriau.com/

Son compte Facebook officiel : http://www.facebook.com/joelguerriau


Interview de Patrice Macar, président de DNXcorp

Patrice MacarSS : Bonjour Patrice Macar, vous êtes Président de DNXcorp, pouvez-vous nous expliquer en quoi consiste l’activité de votre société ?

Patrice Macar : DNXcorp est un pure-player internet, né juste avant la bulle en 1999, qui s’est d’abord spécialisé dans le divertissement et l’e-commerce pour adultes, avec des services de rencontre, de webcams, et des boutiques de lingerie et gadgets. Plus récemment, le groupe s’est lancé dans l’univers bouillonnant des services de paiement destinés aux marchands du web. La société est entrée en bourse en mars 2007 sur Eurolist C Paris. Aujourd’hui elle regroupe un peu plus de 125 salariés répartis en Europe.

SS : Qu’est-ce qui fait selon vous la spécificité d’un e-entrepreneur ?

Patrice Macar : La capacité à aller vite, et à inventer. L’internet se crée et évolue très vite, il faut être capable de suivre et de s’adapter à cette évolution rapide et constante. Le terme « nouvelle économie » était beaucoup utilisé aux débuts de l’internet, mais il a encore aujourd’hui tout son sens. Et face à cette économie nouvelle qui bouge, il faut inventer sans cesse des nouvelles méthodes marketing, mettre en place des nouveaux outils d’analyse ou de relation avec ses clients. C’est passionnant !

L’e-entrepreneur a la chance d’évoluer dans un univers très réactif qui lui permet d’avoir des retours clients immédiats. Il doit savoir s’en servir, et profiter aux maximum des possibilités qu’offre le web, de tester en direct différentes approches, différentes fonctionnalités ou présentation de site. Au risque de se faire vite dépasser par ses concurrents !

SS : Vous venez de créer un site personnel, patrice-macar.com, pourquoi cette démarche ?

Patrice Macar : La présence en ligne et les réseaux sociaux sont une vraie vitrine d’expression pour l’entreprise et celui qui l’incarne. Aujourd’hui on estime que moins de 20% des chefs d’entreprises se positionnent en ligne et sur les réseaux sociaux. Or pourquoi s’en priver ? C’est une réelle opportunité pour se présenter et partager quelques idées.

A travers ce site j’essaye de me présenter aux personnes qui souhaitent en savoir un peu plus sur moi ou mes entreprises. Parler aussi de mes passions, c’est apporter je pense un côté plus humain à la démarche, et c’est plus sympa !

SS : Vous êtes également ce qu’on appelle un « Business Angel », pouvez-vous nous expliquer cette casquette et nous faire part de vos dernières participations ?

Patrice Macar : Un Business Angel investit dans de jeunes entreprises pour les aider financièrement à se développer plus vite et plus solidement. Il met aussi à la disposition du créateur de l’entreprise ses conseils, son expérience du web et ses réseaux. C’est une collaboration, une association d’idées, qui permettent d’aller encore plus loin et de confronter les différents points de vue pour aboutir à un projet plus viable et performant.

Mon activité de Business Angel est encore assez timide et récente. J’ai investi fin 2011 dans la start-up  Auxiliadom, une société de services spécialisée dans l’aide et les soins à domicile pour les personnes âgées et handicapées. Dans un tout autre registre, je me suis également engagé dans Empire Music, un label de production musicale, spécialisé dans la musique électronique.

Ces deux aventures n’ont pas grand-chose à voir avec l’internet, mais ce sont de vrais beaux projets d’entreprise animés par des entrepreneurs passionnés, que j’espère voir aller très loin !